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Prêt pour vivre à Shanghai ?

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Shanghai; expatriation

12000 Français sont inscrits au consulat de France à Shanghai, mais le chiffre réel est sans doute de 15000 à 20000. En juin dernier, Sophie nous invitait à venir à Shanghai, car, disait-elle, « c’est ici que ça se passe ! ». Cela méritait une enquête sur le terrain, car la communauté des Français est variée et les avis des expats sur la ville contrastés.

Choisir où vivre à Shanghai

Pour Sylvia, consultante en relocation, le choix du domicile est lié aux enfants et au lycée français de Shanghai. Sans enfants, le choix des expatriés se porte plus volontiers vers le centre, et plus précisément l’ancienne concession française. Les prix y sont élevés : face à l’augmentation constante des loyers, les expatriés font un compromis sur la taille du logement. Le mode de vie y est agréable, les transports sont relativement plus simples que lorsque l’on vit en banlieue, même si le métro aux heures de pointe est bondé et le trafic automobile très important. On peut aller au restaurant ou au marché à pieds, profiter de la vie culturelle, qu’il s’agisse des concerts ou des musées. Avec des enfants, c’est l’implantation des écoles, le plus souvent, qui commande la localisation du logement. Les écoles internationales et anglophones sont nombreuses. Le lycée français de Shanghai a été ouvert en 1996. Le LFS est un établissement privé (donc coûteux, et souvent difficile d’accès pour les expatriés en contrat local), géré par le Comité de Gestion de l’Association des Parents d’Élèves et conventionné avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). L’enseignement dispensé y est conforme aux programmes français et les décisions d’orientation des élèves sont valables dans tous les établissements français de l’étranger ou de France. Il dispose de deux campus, à Qingpu et à Pudong, pour accueillir plus de 1500 élèves, de la maternelle à la Terminale. C’est un peu là que les choses se corsent, car le campus de Qingpu accueille les élèves de la classe de petite section en maternelle jusqu’à la classe de Terminale et celui de Pudong accueille les élèves de la classe de petite section en maternelle jusqu’à la classe de 3ème. Il faut donc adapter son choix en fonction de l’âge des enfants, qui grandissent !

Autour du Lycée français 

Anne a fait le choix du campus de Qingpu pour ses deux adolescentes. Après deux ans de scolarité à Qingpu, bac en poche, l’aînée est désormais en prépa dans un prestigieux lycée parisien. La cadette est en classe de seconde. La famille vit dans une très belle villa contemporaine, dans un compound à dix minutes en voiture du campus. La logistique n’est pas simple : la famille dispose d’une voiture avec chauffeur, qui doit transporter le mari d’Anne à son bureau, la jeune fille au lycée… et Anne durant la journée ! Quand on a vu les embouteillages sur l’autoroute vers Shanghai aux heures de pointe, on comprend mieux la nécessité d’une coordination sans faille via sms ou Wechat. Heureusement, deux scooters électriques permettent les petits trajets entre la maison et le lycée ou l’hypermarché Carrefour tout près. Le compound comprend une salle de gym et une piscine, et Anne a plusieurs amies avec lesquelles elle organise sa vie sociale. Elle est trésorière d’une association caritative, une activité à laquelle elle consacre trois jours par semaine. Elle a de nombreuses activités, et l’état d’usure de son guide pour les expatriés français Passeport pour Shanghai, en témoigne !

Une famille entre Wuhan et Shanghai

Pour Valérie, la situation est différente. Son mari travaille à Wuhan, douzième ville du pays, une ville industrielle où existe un lycée français. Toutefois, Valérie vit à Shanghai avec sa fille en classe de troisième, les deux aînés poursuivant leurs études universitaires en France. Elle ne concevait pas vivre dans une ville conçue autour de l’industrie, craignant de ne pas s’y adapter. Son mari revient chaque week-end par avion à Shanghai, ce qui occasionne un coût financier important, d’autant plus qu’il a un petit logement à Wuhan. En raison du double loyer, la famille vit donc à Shanghai dans un appartement confortable, mais d’une taille réduite. L’appartement est dans une résidence fermée de l’ancienne concession française, avec intendant, salle de sport et piscine. Cette expatriation a donc nécessité plusieurs ajustements : la famille n’est réunie que le week-end, le coût de deux logements pèse sur le budget, et les temps de trajet sont fatigants pour tous. La collégienne doit se lever chaque jour à 6h30, pour prendre le bus scolaire à 7h15 afin d’être au collège à l’heure chaque matin ! Le soir, elle prend l’un des deux bus, à 16h30 ou 17h30, selon son emploi du temps. Elle ne peut pas faire d’activités post-scolaires comme la fille d’Anne, qui elle vit près du LFS. Il a fallu faire un choix : une résidence à distance raisonnable de l’aéroport, pour que le mari de Valérie n’aie pas trop de temps de trajet les week-ends, au prix d’un éloignement géographique du LFS.

La connaissance de la langue facilite les contacts

Dove.JPGIMG_3088.JPGLes trois enfants de Sophie sont étudiants en Europe, par conséquent la question du lycée n’est pas une contrainte. Shanghai n’est pas une nouveauté pour elle : elle y a été expatriée voici une dizaine d’années. Elle y avait déjà pris des cours de chinois à l’époque, et s’y est remise avec acharnement. Cela lui permet de s’exprimer et de comprendre ses interlocuteurs chinois, quels qu’ils soient. Son temps est très occupé par ses cours à la fac, le travail personnel qu’elle ajoute, même si elle pense renoncer, sans doute provisoirement, en raison de l’engagement que ces cours imposent. Sa connaissance de la langue lui permet de ne pas dépendre exclusivement de la communauté des expatriés pour sa vie sociale. Elle n’a pas besoin d’aide pour les courses, sait ce qu’elle achète (Eh oui, comment savoir si ce flacon est du gel douche ou de la crème corporelle sans lire les caractères chinois ?) et ne ressent pas le besoin de s’inscrire à des visites guidées, ou à l’une des flâneries organisées en ville par les expatriées, pour découvrir une cuisine collective au fond d’un lilong shanghaïen : elle franchit le seuil, engage la conversation avec un habitant, et obtient sans peine l’autorisation d’aller plus loin !

"Il n'y a pas mille façons de choisir un logement à Shanghai"

Revenons à Sylvia, qui vit à Shanghai depuis quinze ans et est consultante en relocation depuis huit ans : « il n’y a pas mille façons de choisir un logement à Shanghai. Soit on choisit d’être près de l’une des deux localisations du LFS, ou d’une autre école, ou du bureau. Lorsque ce choix est fait, je recherche des logements dans un secteur. Shanghai est tellement étendu, les temps de trajets sont si longs, qu’il n’est pas possible de rechercher dans plusieurs secteurs, ou bien les honoraires de relocation explosent, et les entreprises y sont sensibles. Les tarifs des consultants sont au temps passé, il faut donc avoir réfléchi en amont (et je conseille bien entendu pour cela), peser le pour et le contre selon son mode de vie, la présence d’enfants et leur âge… et bien sur le budget disponible ».

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